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 — history has its eyes on you, w/cal

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Halie Stein

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MessageSujet: — history has its eyes on you, w/cal   Sam 30 Sep - 10:43


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Malgré ton calme apparent et le masque que tu avais réussi à te construire au fil des années, ton coeur était à deux doigts de bondir en dehors de ta poitrine. Assise à l'arrière de la voiture prêtée par Cosmopolite, tu alignais les exercices de respiration pour arriver à destination en pleine possession de tes moyens et surtout la plus professionnelle possible. Cet après-midi, tu réalisais ton deuxième entretien avec le quarterback Cal Bergsson. Cal, c'était ce joueur blanc qui avait déclenché un ouragan médiatique quelques semaines plus tôt en posant le genou à terre pendant l'hymne américain aux côtés d'autres joueurs noirs. Immédiatement, tu avais voulu en savoir plus, comprendre cet homme qui était prêt à mettre sa carrière en péril pour une bataille qui n'était finalement pas la sienne, pour ce que tu en savais.
Le premier entretien avait eu lieu au centre d'entraînement ultra-moderne des Giants de New-York, une semaine plus tôt. Une première rencontre en douceur, une entrée en matière. Tu savais bien que le sujet était délicat et que tu étais la seule journaliste à laquelle il avait accepté de parler de son geste si discuté. Tu n'avais pas voulu le brusquer ou le braquer alors les questions étaient restées assez vagues et évasives. Et pour être complètement honnête, tu avais de toute manière complètement perdue tes moyens, ne posant même pas la moitié des questions prévues notées dans ton petit carnet doré. Son regard t'avait saisi, son charisme t'avait subjugué et tu étais ressortie de l'entretien comme ensorcelée. Tellement loin de qui tu étais habituellement, professionnelle et les pieds sur terre. Cet homme te faisait quelque chose, c'était indéniable, mais tu ne pouvais le laisser paraître, au risque de passer pour la pire des débutantes.
Pour votre deuxième entretien, tu avais demandé à le rencontrer chez lui, à Tribeca. C'était un quartier calme, à l'écart de l'agitation new-yorkaise. Tu voulais voir oú il habitait, l'observer dans son milieu naturel. En apprendre un peu plus que l'homme, en dehors de ce qu'on peut lire sur sa page Wikipedia. La voiture arrivée à destination, tu observas la villa de l'extérieur. C'était grand, moderne. On pouvait sans doute y faire rentrer dix fois l'appartement que tu occupais avec Matthew. Après un nouvel exercice de respiration, tu te décidas finalement à descendre du véhicule, traverser la route et frapper à la porte, ton sac en bandoulière. Ton coeur battait plus vite que d'ordinaire. Après une ou deux minutes d'attente - assez insoutenable, avoue-le -, la porte finit par s'ouvrir sur Cal Bergsson. Il était encore plus beau qu'à la télévision, ça t'avait déjà frappé à votre précédente rencontre. Mais contrairement au premier entretien, tu savais à quoi t'attendre et tu ne perdis pas (complètement) pied devant son sourire, à le regarder bêtement. Cal, merci beaucoup de me recevoir chez vous. Il t'invita à rentrer et après lui avoir brièvement serré la main, tu pus enfin découvrir son intérieur. La décoration, l'agencement des meubles pouvaient parfois en dire beaucoup sur une personne. Là c'était lumineux, épurée, simple mais chic. Comme lui ? Est-ce que cela vous ennuie si j'enregistre notre entretien comme la première fois ? C'est vraiment plus pratique, ça me permet de vous écouter attentivement dans avoir à me préoccuper de mes notes. Et dieu sait que tu ne voulais pas louper une seule minute de ce qu'il allait accepter de te confier. Tu voulais l'observer sans avoir le nez rivé sur ton carnet. Saisir ses expressions, les pensées qui pouvaient éventuellement traverser son regard azur.  Avec son accord, tu allumas ton microphone avant d'appuyer sur le bouton d'enregistrement. Est-ce que ça fait longtemps que vous habitez ici ? C'est absolument magnifique. En plus d'être un sportif de talent, un Apollon et un homme engagé, il avait du goût. Oú se cachaient donc les défauts de cet homme ? Il en avait forcément et tu avais hâte de les découvrir.

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Dernière édition par Halie Stein le Mar 3 Oct - 16:48, édité 4 fois
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Cal Bergsson
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MessageSujet: Re: — history has its eyes on you, w/cal   Dim 1 Oct - 23:56

Le deuxième entretien. Un pas de plus dans l’engouement médiatique que Cal avait provoqué, mais qu’il essayait malgré tout de garder le plus éloigné possible de lui. Hors de question d’apporter toute l’attention de ce mouvement sur sa petite personne, ça non. S’il l’avait fait, s’il avait posé son genoux à terre, c’était pour une seule raison: se lier avec les joueurs noirs qui l’avaient fait, montrer que le racisme pouvait aussi être un combat pour les blancs. Mais pas pour être invité à mille et une émission de télévisions, faire des interviews a n’en plus finir. Pour lui, son geste parlait de lui même. Nul besoin d’en expliquer plus. Parfois, les gestes sont bien plus forts que les mots, il l’avait toujours su. Il avait refusé toutes les invitations et propositions qu’il avait reçu venant des média. Toutes, sauf une. Celle de Cosmopolite, journal qu’il avait toujours suivit, de près ou de loin, selon les époques. Une intuition. Cal ne savait pas pourquoi il avait accepté, mais en un seul mail de la journaliste, il s’était senti en confiance. Et pour cause, c’était probablement la journaliste la plus adorable qu’il avait rencontré de toute sa carrière. Jeune, motivée, tout en étant douce et professionnelle. En une seule rencontre, il était totalement tombé sous le charme de la jeune femme. De son travail, de sa personne. Lui qui n’avait jamais réellement fait attention à ce qu’il pouvait ressentir, face à une femme, cette fois-ci, ça avait tout simplement était impossible de l’ignorer. Le sourire qui ne quitte pas son visage, les mains moites, l’estomac qui ne cesse de se tordre de façon presque délicieuse. Il n’avait jamais connu tout ça, pourtant, Cal. Mais Halie Stein était différente, et il lui avait suffit d’une seule rencontre pour le reconnaitre. Savoir qu’il allait la recevoir chez lui, pour ce deuxième entretien, l’avait rendu plus nerveux qu’une finale en championnat. Il avait passé la journée à passer dans les pièces, vérifier que tout soit parfait. Il vivait seul dans cette demeure bien trop grande pour lui, mais c’était un plaisir de l’accueillir chez lui. La maison parfaitement rangée, il avait enfilé un pantalon et une chemise, tenue bien différente de celle qu’il avait sur le terrain, mais il voulait paraitre propre sur lui, et différent du footballeur qu’elle connaissait. Oh, il n’avait rien contre le Cal footballeur, bien au contraire. Le fils Bergsson était fier de ce qu’il avait accomplit, sans l’aide de son père, hormis pour financer ses études dans les meilleures écoles de la ville, comme tout parent plein aux as qui se respectent. Mais là, il voulait que ce soit différent. Il n’était pas là pour le sport. Il voulait être prit au sérieux. Il n’était pas qu’un corps, des muscles, ça non. Cal avait un cerveau, et il savait s’en servir. Des convictions politiques plein la tête, il avait des choses à dire, et même s’il était encore indécis sur la façon dont il allait les exprimer, il savait qu’Halie serait la personne parfaite pour le prendre au sérieux, l’aider à dire tout ce qu’il avait sur le coeur à propos de ce pays. On frappa à la porte, et il savait de qui il s’agissait. Il lui fallu quelques dizaines de secondes pour atteindre la porte, qu’il ouvrit avec un large sourire aux lèvres, pour accueillir la jeune journaliste. — Bonjour Halie. — la salua-t-il simplement, s’écartant afin de la laisser rentrer. C’était bien la première journaliste qui venait chez lui, qu’il acceptait dans sa demeure, son cocon. À vrai dire, Cal était plus une personne privée que publique. Et sa villa faisait parti de sa vie privée. — C’est un plaisir de vous recevoir, vraiment. — Et c’était vrai. Si ça n’avait pas été elle, il aurait été peiné. Il ne l’aurait sûrement même pas suggérait. Mais c’était différent. Ces entretiens avec la jeune Stein était tellement plus que des interviews basiques sur le dernier match et les touch downs qu’il avait pu mettre. La jeune femme entra, et il referma la porte derrière elle. Ils étaient seul dans la villa, que Cal détailla du regard alors qu’Halie complimenta le lieu. C’est vrai que c’était un bel endroit, il avait tendance à l’oublier, beaucoup trop habitué à la grande maison, la décoration épurée choisie par ses soins, et les meubles qui valaient sûrement bien plus que le salaire de la jeune femme. Il se reconcentra finalement sur elle lorsqu’elle lui demanda si elle pouvait enregistrer leur conversation. Ses yeux trouvèrent les siens, alors qu’un léger sourire s’étira sur ses lèvres, avant d’hocher vaguement la tête, pour lui confirmer qu’elle pouvait l’enregistrer. C’était plus simple ainsi. Il ne voulait pas avoir affaire à quelqu’un collait à son carnet, uniquement là pour les questions. À vrai dire, il ne voulait surtout pas qu’Halie ne soit ici que pour les questions. Un autre journaliste, il en aurait sûrement eu rien à faire. Mais elle, elle était différentes. Son sourire toujours collé à ses lèvres, il baissa légèrement le regard alors qu’elle attaquait son interview. 

— Ça doit faire trois ans, maintenant. J’ai pas mal réarrangé la décoration depuis. — 

Il commença à avancer dans la grande pièce principale, invitant la journaliste à en faire de même. Il ne voulait pas resté planté debout. Il releva finalement le regard vers elle.

 — Vous voulez visiter, ou vous asseoir et discuter ici ?

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MessageSujet: Re: — history has its eyes on you, w/cal   Mer 4 Oct - 22:39


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Tu ne pouvais t'empêcher d'observer chaque recoin, chaque détail de la pièce dans laquelle tu venais juste de rentrer. Le plus discrètement possible toutefois, tu ne voulais pas qu'il te voit comme une fouine qui ne serait là que pour l'épier et chercher des ragots. Tu n'étais pas une vulgaire journaliste people à la recherche d'un scoop. Tu voulais le connaître vraiment. Est-ce que ça dépassait le cadre professionnel ? Oui peut-être, même si tu faisais ton possible pour le contenir. Tu savais depuis le début que cette attirance inexplicable que tu pouvais avoir pour Cal était plus qu'un intérêt purement journalistique, même si tu voulais avant toute chose comprendre son geste. Tu savais aussi que ce n'était absolument pas professionnel et que ça ne pouvait de toute façon mener à rien. Des journalistes comme toi, des filles comme toi, des plus jolies, des plus intelligentes, il devait en voir défiler par dizaines tous les jours. Pourtant, tu ne pouvais empêcher ton coeur de battre furieusement dans ta poitrine. Tu devais absolument réussir à conserver le calme olympien qui était habituellement le tien. S'il y a bien un moment où tu ne devais pas perdre tes moyens, s'il y avait bien une personne devant qui tu ne devais pas perdre tes moyens, c'était ce moment, c'était devant Cal.
La chose qui te rassurait (un peu ?) dans tout ça, c'était qu'il semblait aussi stressé que toi par cette rencontre, tout aussi mal à l'aise. Mais de son côté, ça pouvait facilement s'expliquer : ce n'était sans doute pas tous les jours qu'un journaliste mettait les pieds chez lui, dans son cocon. Il t'ouvrait une porte vers son monde, vers l'inconnu, vers la personne privée. Pour toi, c'était une vraie marque de confiance, surtout dans la tempête médiatique dans laquelle il se trouvait actuellement et tu ne voulais pas briser cette confiance, c'était précieux. Il t'expliqua qu'il vivait ici depuis trois ans maintenant, qu'il y avait fait pas mal de travaux. Est-ce que tu voulais visiter ou t'asseoir ici pour discuter ? Tu souris pour masquer l'excitation qui te traversait. Je veux bien visiter, si ce n'est pas trop indiscret. Ça m'aiderait à mieux comprendre qui vous êtes. Dans un intérêt purement journalistique bien évidemment. Tu le suivis donc dans la pièce la plus proche du salon : la cuisine. Grande, spacieuse, équipée d'un électroménager dernier cri et toujours aussi lumineuse. Un espace pareil, ça donnait envie de passer des heures à cuisiner et bien plus encore. Le temps d'une seconde à peine, tu te vis dans cette pièce, à cuisiner pour lui. Ton esprit allait beaucoup beaucoup trop loin. Est-ce que vous faites partie de ces hommes qui aiment cuisiner ?, glissas-tu dans un sourire. Était-ce une qualité qu'on pouvait ajouter à toutes celles que tu connaissais déjà ? C'était une question innocente, sans grande importance mais une bonne manière d'en apprendre plus sur lui tout en le mettant en confiance avant de rentrer dans le vif du sujet. Une technique apprise en école de journalisme et qui avait depuis longtemps fait ses preuves. Comment est-ce que vous vivez cette soudaine attention pour autre chose que votre jeu ou même votre physique ? C'était un fait, l'homme avait déjà fait plusieurs fois la unes de magazines et apparaissaient régulièrement dans les top 50 des hommes les plus sexys de la ville ou de la NFL. Les hommes l'admiraient pour son sens tactique, les femmes pour sa plastique impeccable. Toi, c'était plus que ça encore mais tu gardais ça pour toi. Tu restais un peu plantée en plein milieu de la pièce n'osant pas tellement t'appuyer contre un meuble ou autre.  


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MessageSujet: Re: — history has its eyes on you, w/cal   Mar 10 Oct - 15:54

C’était bien la première fois qu’une journaliste entrait dans cette maison. Cal avait toujours tenté de garder sa vie personnelle privée. Pour lui c’était normal, c’était une évidence. Il ne comprenait pas ses célébrités qui partageaient toutes leurs vies en ligne, sur les réseaux sociaux. Il ne comprenait pas non plus l’engouement que pouvait avoir certains fans pour les célébrités. Quel intérêt à savoir que la dernière chanteuse qui fait sensation vient de prendre un café au Starbucks Coffee de la sixième ? Pour lui, tout ça, c’était bien trop. Il faisait une parfaite différence entre le privé et le public, entre ce qui peut se retrouver sur internet et faire le tour des réseaux sociaux, et ce qu’il doit parler pour lui. Si il avait invité Halie, ce n’était pas pour faire voir sa belle maison, qu’on lise dans les gros titres que Cal Bergsson possède un fauteuil massant et des tableaux d’art contemporain sur ses murs. Il l’avait invité car elle voulait le comprendre, et il savait bien que c’était le meilleur moyen. Si elle le comprenait, elle, si elle arrivait à percevoir pourquoi un joueur blanc se sent tellement impliqué dans toute cette histoire, il ne doutait pas que les mots qu’elle coucherait sur le papier, que l’article qu’elle écrirait pour Cosmopolite, serait absolument retranscrire sa pensée. Il lui faisait entièrement confiance pour ça. Quelque part en lui, Cal savait qu’il avait fait le bon choix. Pas parce que c’était la journaliste sportive la plus jolie et la plus naturelle qu’il avait rencontré de sa carrière. Mais parce que, sans même avoir lu le moindre mot de l’article qu’elle préparait, il avait la sensation qu’il serait parfait. Qu’elle rentrait parfaitement justice à son geste, à son action. Ce ne serait pas un article sur Cal Bergsson, comme tout le monde l’aurait fait, mais bien sur la cause. Il avait entièrement confiance en la jeune Stein, même si c’était probablement son joli regard qui l’avait totalement envouté. Il fit simplement un léger signe de la tête lorsque la jeune femme annonça qu’elle voulait faire un tour de la maison. Il s’en doutait, il ne pouvait pas dire le contraire. Il n’était pas nerveux pour ça, pas réellement. Ce n’était que des pièces, des endroits. Rien de trop personnel pour lui, du moins pas qu’il ne sache. Un sourire au visage, il se mit à avancer vers la cuisine. Comme le salon, elle était grande, lumineuse. La cuisine dont rêverait tout le monde. Ce n’était pourtant pas la pièce où il passait le plus de temps, bien qu’il essayait de troquer quelques unes de ses heures de musculation contre des cours de cuisine. Cal voulait apprendre, il voulait toujours en apprendre plus, sur tout. La cuisine, c’était son tout nouveau hobbies, ce qui expliquait l’aménagement encore quasiment neuf. Il l’avait fait changer, quelques mois plus tôt, essayant de trouver la motivation parfaite pour apprendre à devenir un vrai petit chef. Se payer une cuisinière, très peu pour lui. Cal n’était pas le genre d’hommes à se payer les services des autres, pour des choses qu’il pouvait très bien faire seul. — Qui aime cuisiner, oui. — répondit-il, regardant à nouveau la journaliste, qui regardait avec attention la pièce. Il eut un léger sourire amusé aux lèvres, lui qui ne faisait même plus attention aux pièces où il vivait, jour après jour, c’était agréable de voir quelqu’un qui s’y intéressait. Il ajouta finalement. — Par contre, je ne garanties absolument pas le goût de mes plats. Je suis quand même plus doué sur un terrain que dans une cuisine. — Halie continua de lui poser des questions, et il prit appui sur le plan de travail qui se trouvait au centre de la pièce, la regardant attentivement en réfléchissant un instant à la réponse. Il voulait être simple, ne pas penser trop longtemps à ce qu’il allait dire. Mais en même temps, il devait trouver les mots. Ceux qui exprimeraient vraiment sa pensée. Parce que Cal n’avait jamais été très doué pour communiquer. Sur un terrain, c’était facile. Il arrivait à s’en sortir, tant que ça touchait au football. Mais lorsqu’on lui parlait société ou politique, les mots s’embrouillaient bien trop souvent, malgré ses idées très claires. On ne parlait plus de lui pour son jeu ou pour son physique, c’était un fait. Un fait qu’il appréciait, pour une fois. Ou du moins, qu’il aurait pu apprécié. Il haussa finalement les épaules, décidant de répondre à la jeune journaliste. — C’est intéressant, vraiment. Mais ça le serait encore plus si les média se posaient la bonne question. Tout le monde se demande pourquoi j’ai fait ça, pourquoi j’ai décidé de mon plein gré de me joindre à ce mouvement. Qu’est-ce que ça m’apporte, qu’est-ce que ça me fait risquer. Mais c’est pas le problème. — Il marqua une courte pose, reprenant son souffle, réfléchissant déjà à ses prochains mots. Son regard fit le tour de la pièce, avant de se reposer sur la jolie jeune femme devant lui. — Le problème, c’est qu’on vit dans un monde assez dramatique pour qu’un geste pareil soit nécessaire. — Il se redressa légèrement, décidant de s’approcher finalement d’Halie. Il savait qu’elle comprenait, qu’elle saisirait la différence, contrairement à beaucoup de journalistes. Ça le rassurait. Il pouvait s’exprimer, avec elle. Lui dire ce qu’il pensait, honnêtement. Car elle comprendrait, il en était persuadé. Il la regarda un instant, ajoutant finalement. — Je vous laisse deviner combien j’ai eu de demandes de journalistes qui voulaient écrire sur mon geste. Et je vous laisse deviner combien mes co-équipiers noirs en ont eu. Même sans chiffre, je sais que vous êtes assez intelligente pour voir où est le problème, là dedans.

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